Reportage

Peinture Philippe Dumas L’imagier d’Hermès

Peinture Philippe Dumas L’imagier d’Hermès
Cette fresque de Philippe Dumas habille les murs d'une des salles de la maison Hermès de Paris © Patrick Iafrate

Son père lui disait : “Je sais que tu es peintre alors pourquoi faire autre chose ? ” Philippe Dumas a suivi ses conseils. Bien lui en a pris. Pour le bonheur de petits et grands et de la maison Hermès.

Il habite depuis trente-cinq ans une jolie maison du XIXe siècle à la limite de la porte Champerret, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). « À l’orée de Neuilly », dit-il, pour taquiner les snobs qui jugent sa banlieue moins chic… Nous sommes pile à l’heure, et lui aussi. Une vertu familiale. Comme le sont la politesse, la bonne éducation, la retenue dans le phrasé et les gestes. Philippe Dumas est un homme bien élevé qui a la gentillesse de nous ouvrir sa demeure pour parler chevaux. Une passion héritée de sa famille.

 Son père était cavalier et ses frères ont tous mis le pied à l’étrier. « J’ai commencé à monter à 13 ans. Avant, j’avais beaucoup regardé travailler mes frères à cheval. Dès que je le pouvais j’allais voir les reprises en manège, et j’observais… Si bien que le professeur, lors de ma première leçon, croyait que j’étais déjà monté à cheval. »

 Sa famille et ses proches sont les sujets de ses dessins. Dans À cheval, la passion de l’art équestre, un album édité une première fois chez Flammarion en 1980, puis à L’École des loisirs et aujourd’hui malheureusement épuisé, on retrouve le portrait du directeur de manège, de sa première instructrice d’équitation, des élèves, de son frère ainsi que le récit de la chute mémorable de sa cousine Isaline.

 “J’en étais fier !”

« À mes débuts, une dame très sévère me faisait monter à cru, dans une piste ronde comme une piste de cirque et, pour ajouter à la difficulté, elle me faisait sauter des petits obstacles. Je trouvais cela très amusant. Un jour un très bel écuyer m’a vu sauter ainsi et a dit “Je ne pourrais pas faire ce que fait cet enfant !”, vous n’imaginez pas comme j’étais fier ! »

 Le manège Montevideo, où toute la famille montait, était situé près du bois de Boulogne à Paris. Il comprenait au rez-de-chaussée une cour et des écuries mais, curieusement, le manège était situé au premier étage et on y accédait par une rampe. Le professeur d’équitation, Victor Laurent, qui louait les lieux à la duchesse de la Trémoille, était un écuyer de renom. Sous-maître du Cadre noir et maître de manège à Saint-Cyr, il a formé de nombreux officiers à l’art équestre.

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 Dans ce premier ouvrage consacré au cheval, Philippe Dumas raconte sa passion des chevaux et y livre aussi à travers ses textes et ses dessins l’histoire de l’équitation et celle des allures et du travail à cheval. Un manuel incontournable pour ceux qui aiment comme pour ceux qui découvrent les chevaux. À saluer, la note de présentation de l’ouvrage par l’éditeur : « L’équitation n’est pas réservée aux brutes ni aux frimeurs. C’est un art d’initiation où le cheval apprend au cavalier autant que le cavalier enseigne à son cheval. Monter à cheval reste, au XXIe siècle, une des joies de la vie. Si vous êtes tenté, la recette est simple (quoique ignorée par tant de cavaliers et cavalières)  : il faut aimer les chevaux. » Voilà qui est dit ! ...Lire la suite...